Et rien d’autre

et rien d'autreAprès avoir combattu pendant la Seconde Guerre Mondiale au large du Japon, Philipp Bowman retourne aux Etats-Unis où il trouve un travail dans une maison d’édition. Il naviguera alors entre son pays et l’Europe, entre éditeurs et auteurs, mais également d’une liaison amoureuse à une autre.

« Et rien d’autre » raconte près de 40 ans de la vie d’un homme. Mais difficile de faire ressortir de son histoire des événements particulièrement marquants. Philipp Bowman, lui-même, semble presque sans aspérités, sa personnalité ne nous accrochant guère. Et pourtant, cet homme semble avoir du charisme, car il séduit nombre de jeunes femmes en un claquement de doigts (si lui vieillit, elles ont toujours le même âge). Si facilement, trop facilement. S’ensuivent alors des descriptions de liaisons, malheureusement sans grand intérêt, si ce n’est flatter l’ego de ce cher Philipp.

Un personnage qui parade, fait des rencontres, mais l’ensemble parait décousu. On passe d’un personnage à un autre, les abandonnant en cours de route, même si James Salter se donne la peine de donner le plus de détails sur leur vie. Mais dans quel but ? Car nous ne les recroiserons plus, aussi l’évocation de leur destin semble bien superficielle. Même le monde littéraire dans lequel Philipp Bowman évolue offre peu de rebondissements, et pourtant, il y aurait tellement à en dire. Je me suis donc ennuyée en lisant ce roman, et pourtant James Salter est un grand écrivain, les critiques étaient dithyrambiques ! Il faut dire que sa plume est belle, majestueuse, et la scène d’ouverture était particulièrement prenante et réussie (on y suit une bataille en plein Pacifique). Mais las, la suite se délite, sans offrir de vrai lien entre les chapitres, entre les différentes histoires qui semblent vivoter les unes à la suite des autres, complètement détachées.

L’abondance des dialogues est là aussi bien déroutante. Ils semblent souvent creux, et ne font pas forcément avancer l’histoire. Souvent, je me suis demandée, à l’image d’Irène, la femme de Neil, ami de Philipp : « Je ne vois pas l’intérêt de cette conversation » (page 285). En fait, malheureusement, je n’ai pas compris l’enjeu de ce roman. Une vraie déception pour moi, qui ne me donne pas envie d’aller plus loin dans l’oeuvre de Salter…

« Et rien d’autre » de James Salter est disponible aux Editions de l’Olivier.
368 pages. Août 2014.

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