La Confrérie des Moines volants

confrerie des moines volantsEn 1937, en Russie, des moines se regroupent sous l’organisation de la Confrérie des Moines volants. Leur objectif ? Sauver les trésors de l’art sacré orthodoxe, alors que le régime de Staline  pille les églises et massacre leurs membres. Menés par le frère Nikodime, au passé trouble, ces moines seront prêts à sacrifier leur vie pour sauver leur église.

Metin Arditi évoque un sujet méconnu et sombre de l’histoire soviétique, faisant vivre sous ses mots des personnages complexes et au destin hors du commun. Pourtant difficile d’entrer vraiment dans le récit, peut-être à cause des chapitres très courts ou encore du nombre élevé de personnages. En effet, il est parfois compliqué de reconnaître les membres de cette confrérie et du coup de s’attacher à eux. Certains liens auraient mérités d’être développés, leur destin d’être étoffé.

Et puis, sans crier gare, le roman se place d’un coup en 2000 à Paris, où l’on fait la connaissance de Matthias, photographe dont la famille a un lien avec la Confrérie des Moines volants, et qui finit par s’envoler pour la Russie à la recherche de son histoire, après la mort de son père et la découverte d’un secret de famille. Et je pense que c’est à ce moment-là que Metin Arditi m’a davantage perdue. Car il nous entraine dans un tourbillon de personnages, dont là aussi je n’ai pas réussi à identifier tous les liens entre les uns et les autres. C’est notamment le cas entre Matthias et Dol, professeur de danse, dont la relation est faite de non-dits, mais que je n’ai pas vraiment réussi à identifier.

Le récit avec Matthias prend également un air de déjà-vu : on le suit en Russie où il est aidé par une journaliste francophile pour retrouver le trésor de Nikodime. On a alors l’impression de retrouver les passages obligés d’un thriller et rien ne semble vraiment surprenant, jusqu’au dénouement. C’est dommage, car le sujet était riche et puissant, mais j’en ressors avec la sensation qu’il manquait d’originalité dans son exploitation. Je ne suis pas sûre que le double temps (1937 et 2000) ait servi l’histoire, la diluant alors, et faisant perdre de vue ses personnages principaux.

« La Confrérie des Moines volants » est disponible aux éditions Points.
259 pages. Septembre 2014.

« La Confrérie des Moines volants » fait partie de la sélection pour le Prix du meilleur Roman des Lecteurs de Points 2015.

prixpoint

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11 réflexions sur “La Confrérie des Moines volants

  1. Je vais découvrir très bientôt cet auteur, à l’occasion de son anniversaire (c’est un défi que je me lance à moi-même, lire certains écrivains à l’occasion de leur anniversaire…). J’ai choisi « Le Turquetto, que j’espère apprécier sans réserves !

  2. J’ai lu un seul roman de l’auteur, celui sur le pensionnat de jeunes filles en suisse et comme toi, j’avais trouvé qu’il n’exploitait pas totalement bien son sujet pourtant intéressant.

  3. Pingback: Prix du meilleur Roman des Lecteurs de Points 2015 : les Résultats | Les Mots de Marjo

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