Bridget Jones, Folle de lui

bridgetNom : Bridget Darcy (née Jones)
Age : 51 ans
Lieu d’habitation : Londres
Statut : Veuve, mère de deux jeunes enfants (Billy et Mabel). Tente de reprendre goût à l’amour grâce à un charmant toy boy de 30 ans, rencontré sur Twitter, du nom de Roxster.
Amis : les éternels Jude et Tom, mais aussi Tabitha. Daniel Cleaver n’est jamais bien loin.
Occupation : écrire l’adaption cinématographique de « Hedda Gabler » d’Henrik Ibsen, pour les productions Greenlight, malgré un manque de motivation évident.

J’avais découvert Bridget Jones il y a 15 ans (déjà !!) et je dois avouer que son côté maladroit et attachant m’avait beaucoup plu. Je me rappelle avoir franchement ri à certains passages du « Journal de Bridget Jones ». Le 2e opus, « L’âge de Raison » m’avait moins convaincue, mais l’ensemble restait divertissant. Alors quand Helen Fielding a lancé « Folle de Lui », j’étais curieuse de retrouver Bridget, comme on retrouve une bonne copine après des années d’absence. Mais hélas, cette fois-ci, le charme n’a pas opéré, et j’en suis la première déçue. Tout d’abord, je dois avouer que je ne comprends pas le postulat de faire mourir Mark Darcy (qui était un personnage fort et emblématique de la saga), si c’est pour si mal « exploiter » cette tragédie dans le roman. Il y a certes des moments touchants, et je veux bien comprendre que cela fasse partie de la vie, mais je ne trouve pas que cela serve réellement l’intrigue, qui aurait pu exister autrement. D’ailleurs le personnage de Shazz est lui aussi complètement absent, exilé aux Etats-Unis, et celui de Daniel Cleaver fait des allers-retours au cours du roman qui semblent quelque peu surfaits.

Mais ce qui me gêne le plus, c’est le fait de ne pas voir Bridget évoluer, d’avoir l’impression qu’elle n’a pas muri en 15 ans. Finalement j’ai l’impression que c’est le cas de tous les protagonistes, que l’on retrouve avec exactement les mêmes interrogations ou les mêmes agissements. Seuls changements cette fois, Helen Fielding rajoute les réseaux sociaux pour la pointe de modernité (qu’elle me dise en revanche comment obtenir 600 followers sur Twitter en quelques jours sans aucune visibilité digitale) et retire à Bridget son métier de pseudo-journaliste pour lui donner une casquette de scénariste plus qu’improbable, frisant même le ridicule. Pour le reste les ingrédients restent les mêmes, l’effet de surprise et rafraichissant en moins. On se retrouve alors avec une intrigue répétitive, avec un humour pets/vomi bien trop redondant (si c’est comme cela qu’Helen Fielding juge l’humour des trentenaires de 2014, cela fait peur) et une fin très convenue, à laquelle il semble difficile de croire. On voit également débarquer un nouveau personnage en milieu de roman pour lequel je n’arrive pas à éprouver de l’attachement, et dont la considération par Bridget et ses amis vire à 180° d’un coup et sans vraiment de crédibilité. Le fameux toy boy, Roxster, est lui plutôt bien décrit et attachant, et les questionnements sur l’âge et sa différence, les enfants, l’éducation d’un seul parent, sont intéressants, mais ne sont pas approfondis.

Au final, et c’est certainement le plus frustrant, on se sent déconnecté de cette Bridget que l’on avait tant appris à aimer, et on se retrouve avec une femme qui fait du sur-place et dont les agissements aujourd’hui frôlent plus le ridicule que l’attendrissement… Dommage.

« Bridget Jones, Folle de lui » est disponible aux éditions Albin Michel.
448 pages. Octobre 2014.

Le 3e opus des aventures de Bridget Jones serait bientôt adapté au cinéma. Peut-être vaut-il mieux se repencher sur le premier film, plein de fraicheur avec Renée Zellweger, Hugh Grant et Colin Firth !

le mois cinéma

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4 réflexions sur “Bridget Jones, Folle de lui

  1. c’est bien dommage qu’Helen Fielding n’ait pas su faire évoluer Bridget…moi ce qui m’a tuée, c’est le fait qu’elle adapte une pièce en se trompant dans l’orthographe du titre, et en se trompant d’auteur…!!

  2. Ce 3 ème opus m’a énormément déçu aussi :-(
    Moi qui était tellement contente de retrouver notre chère Bridget… Je suis d’accord sur la fin, ça sort un peu de nul part et puis en lisant, on imagine Bridget à 30 ans pas à 50 !!!!! J’espère que l’auteur évitera un 4 ème livre.

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