Vivre vite

vivre viteCE QU’EN DIT L’ÉDITEUR
« Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain… » Aussi célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d’un garçon de l’Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d’une beauté irrésistible, qui s’est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.

Ce roman n’est pas une biographie, mais il retrace néanmoins la vie de James Dean, en donnant la parole non seulement à l’acteur, mais à ceux qui l’ont cotoyé, qu’ils soient ses amis, ses professeurs, ses collègues ou encore sa famille. Chacun évoque l’homme derrière l’acteur, avec amour, pudeur, sensibilité mais aussi nostalgie. Car tous connaissent le destin tragique qui a emporté James Dean, féru de vitesse. Seul ce dernier se « livre » avec cette innocence, cette gaieté de celui qui profite de l’instant présent sans se douter ce que l’avenir lui réserve. De ces chapitres, il se dégage une certaine langueur, comme si on voulait étirer le temps avant la fin. Et en même temps une certaine urgence, née de ces récits courts. Philippe Besson a bien choisi le titre de son roman.

Difficile de séparer le réel de la fiction tant l’auteur semble s’être immiscé dans la tête de ses personnages, pour capter leurs sentiments et leurs états d’âme au mieux. En donnant à chacun une voix propre. On ne peut qu’être ému par le discours de cette mère partie trop tôt, de ce père absent, de cette amie qui sent que son amoureux lui échappe inexorablement ou encore de ce réalisateur agacé par le comportement de son acteur, mais qui sait au fond de lui qu’il touche au génie… Le portrait de James Dean est alors complexe, profond et terriblement attachant. Est-il vrai ? Peut importe au final. S’il montre les côtés sombres comme les côtés lumineux de l’acteur, il s’en dégage une certaine aura. C’est peut-être ce que l’on appelle un mythe…

« Vivre vite » de Philippe Besson est disponible aux éditions Julliard.
238 pages. Janvier 2015.

C’est un roman de la rentrée littéraire d’hiver, alors je l’inscris au Challenge de Valérie chez Laure !

challenge rentrée d'hiver le mois cinéma

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7 réflexions sur “Vivre vite

  1. Je n’ai lu qu’un roman de cet auteur et je n’avais pas été convaincu. Je pense que je préférerais livre une biographie de James Dean.

    • C’est la première fois que je lis Philippe Besson, et j’avoue que je me suis laissée embarquée (cinéma + James Dean, duo gagnant). Ca me donne envie de livre une biographie également ;)

    • Ah oui en effet, cela fait beaucoup ;) Tu n’es pas la première personne que j’entends à avoir une mauvaise image de l’auteur. Du coup je suis contente de ne pas le « connaître » car je ne serais peut-être pas allée vers ce roman.

  2. Pingback: Rentrée Littéraire hiver 2015 - Bilan Challenge n°1 | Micmélo LittéraireMicmélo Littéraire

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