Park Avenue

parkavenueWall Street, 2008. Les scandales financiers ont causé l’effondrement de plusieurs banques. Paul Ross, jeune avocat, a subi la crise de plein fouet et s’est retrouvé sans emploi suite à la fermeture de sa banque. Mais lorsque son beau-père lui propose un poste dans son entreprise, il accepte. Qui pourrait en effet dire non à Carter Darling, magnat de la finance, que Paul admire et dont il a épousé la fille Merril ? Entre weekends dans les Hamptons, appartement sur Park Avenue, et costumes sur mesure, il est un standing qu’il faut en effet conserver. Jusqu’au moment où le monde de la famille Darling s’écroule à son tour, mû par un nouveau scandale. Quel camp Paul choisira-t-il ?

Dans « Park Avenue », Cristina Alger décortique les rouages de Wall Street et s’inspire d’affaires ayant secoué le monde financier, Madoff en tête. Son travail est minutieux, chaque détail compte. On sent que c’est un milieu qu’elle connait particulièrement bien. Chaque protagoniste a un rôle à jouer, et l’auteur s’attarde à décrire et décrypter la position de chacun. S’il est parfois difficile de tous bien les identifier, on comprend leur position au fur et à mesure que le récit se déroule. Evidemment, le temps de planter le décor, et d’expliquer les modes de vie et actions de chacun, on peut avoir l’impression que le récit s’étire et prend trop de temps avant de parvenir véritablement au noeud de l’intrigue. Noeud qui pourrait sembler se défaire trop rapidement, pour conclure le récit.

De ce maillage, il est dommage de passer peut-être un peu trop succintement d’un personnage à un autre, et de ne pas vraiment créer de lien avec eux. Cristina Alger ne cherche pas à donner le beau rôle ou le mauvais aux uns ou aux autres, ne tombe pas dans le manichéisme ou la caricature. Ses personnages semblent réels et pourraient sortir d’un article du Wall Street Journal ou du New York Times, décrivant la chute d’un empire, ou encore les magouilles financières sous-jacentes. A ce petit jeu, il est intéressant de noter que même sans grande connaissance du milieu, on comprend parfaitement l’intrigue qui se joue et la fameuse chaîne de Ponzi décrite.

Ce roman pourrait être le reflet d’une époque, pas si lointaine, se plaçant de l’intérieur pour mieux décrire ce monde à part. Pour autant, ce milieu des riches et puissants semble bien loin de nous, de nos préoccupations, de notre façon de vivre… On se prend d’intérêt pour l’histoire, pour mieux en comprendre les mécanismes, même si on n’échappe pas à quelques passages obligés. Au final, une bonne surprise, et un éclairage sur la vie de Wall Street intéressant.

« Park Avenue » de Cristina Alger est disponible aux éditions Le Livre de Poche.
480 pages. Avril 2014.

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