Un Paradis trompeur

paradisSuède, 1904. Hannah n’est qu’une adolescente quand elle doit quitter sa famille, pauvre, pour espérer des jours meilleurs. Après quelques mois passés au service de son protecteur, elle embarque sur un navire en tant que cuisinière, direction l’Australie. Mais les épreuves à bord l’obligeront à quitter le navire quand celui-ci fait escale au Mozambique. Par un concours de circonstance, elle y restera de nombreux mois, et sera même propulsée à la tête de la plus grande maison close de la ville. Un rôle difficile à tenir pour une jeune femme dans cette ville de colons, où le racisme et le machisme sont légion.

D’un personnage ayant véritablement existé, Henning Mankell, qui partage son temps entre la Suède et le Mozambique, invente un destin. Hors du commun pour une toute jeune fille de 18 ans, qui quitte sa campagne suédoise, pour se retrouver veuve par deux fois en l’espace de quelques mois, et surtout à la tête d’une maison close en Afrique… Un postulat de base « original » (le résumé m’a rendue bien perplexe, je l’avoue), pour évoquer le racisme et à la violence sous-jacente dans une ville où les colons ont pris le pouvoir. C’est une drôle d’atmosphère qui se dégage de ce roman, il y règne un certain malaise, la chaleur est étouffante, une impression de langueur persiste. Dans le même temps, Henning Mankell y insuffle une dose de mysticisme, avec de vieilles croyances. Curieux mélange…

Si l’ambiance du début du XXe siècle en Afrique est intéressante, on ne peut pas dire que ce roman m’ait passionnée. Je n’ai pas réussi à éprouver de la sympathie pour Hannah dont les actes et les pensées m’ont souvent échappé. Malgré les épreuves qu’elle traverse, les responsabilités auxquelles elle fait face à un si jeune âge, elle ne m’a pas touchée, je me suis sentie très éloignée d’elle tout au long du roman. Il en est de même pour les autres personnages, même Isabel, la femme trompée et emprisonnée. L’attachement soudain d’Hannah pour elle parait même invraissemblable, tout comme la relation de cette dernière avec Moses. J’ai eu l’impression que les personnages ne savaient pas vraiment qui ils étaient ni où ils allaient. Tout comme j’ai eu le sentiment que l’histoire avait un air déjà vu, qu’elle manquait de tension… Décidément, un roman qui ne m’attirait pas de par son résumé, et qui n’a pas réussi à me faire changer d’avis.

« Un Paradis trompeur » d’Henning Mankell est disponible aux éditions Points.
400 pages. Octobre 2014.

« Un Paradis trompeur » fait partie de la sélection du Meilleur Roman des Lecteurs de Points 2015.

prixpoint

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5 réflexions sur “Un Paradis trompeur

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