Rue des Boutiques obscures

ruedesboutiquesGuy Roland travaille dans une agence de détectives privés parisienne. Mais quand son patron décide de mettre la clé sous la porte, pour partir couler des jours tranquilles à Nice, il est temps pour Guy de mener à bien sa dernière enquête. Sa plus personnelle. Celle qui consiste à retrouver son passé, son identité. Car Guy est amnésique. Et s’il ne peut faire confiance à sa mémoire dans cette mission, il peut compter sur des photos, des rencontres, pour le mener à la vérité.

Pour ce 100e article (tadam, et oui déjà !!), je me laisse emporter par la prose et l’atmosphère de Patrick Modiano. Une découverte que je dois à ma binomette Galéa, Modianette depuis une dizaine d’années, qui m’a offert ce roman, ainsi que « Dimanche d’août » (rappelez-vous, c’était lors de notre fameux SWAP des jurées ELLE). Et elle a bien fait, comme elle a bien fait de me conseiller de commencer par « Rue des Boutiques obscures ». Mais j’avoue qu’il me sera difficile de passer après le magnifique article qu’elle avait rédigé à son sujet il y a quelques temps, et que je vous invite grandement à découvrir ici. Alors, tant mieux si le Prix Nobel a permis de redonner un coup de projecteur sur cet auteur discret, à l’oeuvre envoûtante.

Car ce qui marque dans ce roman, c’est l’écriture de Patrick Modiano, créant une atmosphère si particulière, teintée de mystères, où j’ai eu l’impression de me promener dans un Paris en noir et blanc, un Paris où le temps se serait figé. Une ambiance avec des silences et des attentes, des non-dits… Au lecteur de reconstituer le puzzle, et de découvrir les événéments et les destins, qui se cachent derrière les mots et les indices évoqués. Une langue pure et sobre, au service d’un roman qui se dévoile par touches… Mais qui laisse également planer une dose de mystère, même après la dernière page tournée. Un vrai roman d’atmosphères, où il faut se laisser guider, emporter, au gré des rencontres et des souvenirs.

« Rue des Boutiques obscures » de Patrick Modiano est disponible aux éditions Folio.
256 pages. Mars 1982.

« Rue des Boutiques obscures » a reçu le Prix Goncourt 1978.

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10 réflexions sur “Rue des Boutiques obscures

  1. Alors je crois que l’atmosphère de Modiano (que comme tu t’en doutes, j’aurais voulu aimer) n’est pas tout à fait pour moi. Mais c’est le roman que j’ai le plus aimé de ceux que j’ai lus de lui.

  2. oh ma Marjo d’amour, si tu savais comme cet article me fait plaisir!!!! et comme je suis fière d’être celle qui te l’a offert. Je suis heureuse que tu l’aies aimé tu sais (mais cela n’aurait rien change si ça n’avait pas été le cas).
    Merci merci, tu m’ensoleilles ma journée

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