Dans le Pavillon rouge

pavillon rougeChine, 1721. Sous la dynastie des Qing, la famille Jia, sous les ordres de la matriarche Dame Jia, est une des plus puissantes à Pékin. Après la mort de sa mère, la jeune Daiyu est accueillie au palais de Rongguo, mais a du mal à se faire sa place dans cette famille, où chacun doit observer des règles strictes et obéir à son rang. Car les rivalités, les trahisons et les faux semblants sont légion dans cette famille de pouvoir. Et que son attirance pour l’héritier des Jia, déjà promis à sa cousine Baochai, est mal perçue. Les fragilités politiques ne tarderont pas à précipiter la chute de cette dynastie, poussant chacun à redistribuer les cartes de son destin.

Après avoir lu la quatrième de couverture, j’ai commencé ma lecture de « Dans le Pavillon rouge » à reculons. Parce qu’il s’agit d’une réécriture d’un classique chinois du 18e siècle et que je dois avouer que je ne suis pas très intéressée par la Chine et son histoire. Alors lire un roman de près de 600 pages sur des intrigues de palais, avec sa liste de trois pages de personnages m’a carrément donné envie de fuir. Mais comme il fait partie de la sélection pour le Prix du Meilleur Roman des Lecteurs de POINTS, il a bien fallu y aller. Il m’a été difficile d’entrer dans l’histoire, et je me suis longtemps ennuyée. Certes la description des us et coutumes de l’époque ou encore du rôle des femmes (concubines, belles-filles, esclaves) est intéressant. Mais l’intrigue est longue à se mettre en place, très descriptive justement, et le traité me semble assez froid. Malgré les épreuves endurées par les personnages principaux (Daiyu, Baochai et Xifeng), j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à elles et à leurs destinées.

Il a fallu plusieurs centaines de pages avant que le roman n’éveille davantage mon intérêt, mais là encore, je reste assez sur ma réserve. Les personnages se livrent un peu plus, les cartes sont redistribuées, mais il n’y a pas de réelle dynamique, tout semble au ralenti, comme porté par une toute petite brise. Et surtout, même si Pauline Chen a épuré l’intrigue du roman original, supprimant des faits ou des personnages, pour plus de fluidité, on passe trop rapidement de l’un à l’autre, ce qui nous empêche aussi peut-être à éprouver de l’empathie pour eux. C’est davantage une étude historique (même s’il ne faut pas chercher trop loin dans sa facette politique, rapidement esquissée) très classique, avec un penchant romanesque, Mais qui manque grandement de souffle.

« Dans le Pavillon rouge » de Pauline Chen est disponible aux éditions Points.
573 pages. Mars 2015.

« Dans le Pavillon rouge » fait partie de la sélection du Prix du Meilleur Roman des Lecteurs de Points 2015.

prixpoint

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Une réflexion sur “Dans le Pavillon rouge

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