L’Italienne

l'italienneCE QU’EN DIT L’ÉDITEUR
Début du XXe siècle, Alpes Italiennes. Enza et Ciro, deux enfants de la montagne, se rencontrent pour la première fois. Ciro, pour avoir découvert le comportement scandaleux du prêtre du village, est envoyé aux États-Unis, où il devient cordonnier. Enza doit à son tour s’exiler pour assurer l’avenir des siens. C’est à New York, dans cette ville magique, que le destin va à nouveau les réunir. Mais il est trop tard : la Première Guerre mondiale éclate et Ciro s’engage pour aller se battre en Europe. Enza, elle, entame une brillante carrière de costumière au Metropolitan Opera et se laisse emporter dans un tourbillon de vie mondaine dans le sillage du grand chanteur Enrico Caruso. Des riches demeures de Carnegie Hill aux ruelles de Little Italy en passant par les faubourgs ouvriers et les vastes plaines du Minnesota, ces jeunes amants finiront-ils par se retrouver à temps, malgré le poids de l’histoire et de la destinée ?

Je n’avais jamais entendu parler de ce roman, et de son auteur, aussi j’étais curieuse découvrir ce qui pouvait bien se cacher derrière un titre aussi basique que « L’Italienne » (la traduction est assez mauvaise, le titre en anglais étant : « The Shoemaker Wife »). Et je dois dire que ce fut une bonne surprise ! Alors oui, c’est grandement romanesque : un jeune orphelin qui part faire fortune à New York, s’engage dans l’Armée et part au front, recherche son amour de jeunesse… Mais voilà, cela a fonctionné sur moi. A partir du moment où je m’énerve contre les personnages (« mais vas-y, dis-lui que tu l’aimes ») ou que je pleure, on peut dire que c’est gagné. Et je peux vous assurer que j’en ai versé des larmes sur ce roman !

Parce que les personnages principaux, Ciro et Enza sont très attachants. On les suit sur plusieurs dizaines d’années, depuis les montagnes des Alpes Italiennes jusqu’au Minnesota, en passant par New York ou encore la France. On les voit évoluer, grandir, apprendre, tomber amoureux, se perdre, se retrouver pour se perdre de nouveau. Ils sont accompagnés par une galerie de personnages secondaires tout autant attendrissants et bien campés. La peinture du New York du début du siècle est passionnante : on y suit le parcours de ces immigrés Italiens, avec leurs espoirs, leurs désillutions et leurs petites victoires. On entre également dans un lieu magique : le Metropolitan Opera de New York.

Sur plus de 600 pages, on suit ainsi ces personnages et leur long voyage vers un avenir meilleur, sans que jamais cela ne soit trop long ou ennuyeux. Bien sûr, Adriana Trigiani cède à quelques facilités, bien sûr, c’est plein de bons sentiments. Ce n’est certes pas de la grande littérature, mais c’est un roman extrèmement plaisant à lire, à l’écriture fluide, que l’on a du mal à lâcher avant la fin. C’est un roman parfait pour s’évader et pour passer un agréable moment alors que les beaux jours arrivent. Et franchement, il serait bien dommage de bouder son plaisir !

« L’Italienne » d’Adriana Trigiani est disponible aux éditions Points.
631 pages. Février 2015.

« L’Italienne » fait partie de la sélection du Meilleur Roman des Lecteurs de Points 2015.

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5 réflexions sur “L’Italienne

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