En Cas de forte Chaleur

encasfortechaleurLondres 1976. En cet été caniculaire, rien ne va plus dans la famille Riordan. Robert, le père disparaît un matin en prétextant aller chercher le journal. Gretta, la mère, reste dans l’incompréhension. Leurs trois enfants reviennent donc à la maison pour la soutenir et surtout comprendre les raisons du départ de leur père. Pendant trois jours, ils vont se retrouver, se quereller, évoquer le passé, leurs interrogations actuelles, faire exploser les non-dits… et découvrir un secret de famille.

Attention, famille anglo-irlandaise au bord de la crise de nerfs ! Quand le chef de famille disparaît, tous reviennent au domicile familial pour faire front. Mais les retrouvailles ne sont pas évidentes. Chacun doit faire face à une crise personnelle, alors que les rivalités et les non-dits entre frères et sœurs sont prégnants. Maggie O’Farrell croque ses personnages avec beaucoup de réalisme, que ce soit dans les attitudes ou dans les dialogues. On se croirait sur place, à assister à leurs disputes, à leurs réconciliations. On les voit soupirer, lever les yeux au ciel, claquer les portes. Mais on les voit aussi faire bloc, se réunir malgré tout, pour retrouver leur père. Ce sont de beaux portraits proposés par l’auteur, terriblement humains. Sans chercher à donner le bon ou le mauvais rôle à chacun. Ce sont tous des êtres humains qui existent avec leurs forces, leurs failles et leur cœur.

Maggie O’Farrell inscrit également son récit dans une époque, avec d’autres mœurs, d’autres traditions. Elle fait des allers-retours entre passé et présent avec fluidité. Il faut un peu de temps avant de vraiment rentrer dans l’histoire, quand tous les personnages sont chacun dispersés avant de se retrouver dans la maison familiale. Mais une fois que cela est fait, c’est un vrai plaisir de lecture. Ce n’est pas un roman grandiloquent, il se dégage une certaine simplicité de ces pages, et c’est plutôt agréable. Maggie O’Farrell n’en fait pas trop. Elle ne cherche pas trop la surenchère dans les rebondissements (car il y a déjà largement de quoi faire dès le départ !). Ce sont les relations humaines ici qui priment avant tout, le reste semble être accessoire. On a seulement l’impression que l’auteur ne savait pas vraiment comment terminer son histoire, et qu’elle la conclut donc un peu rapidement. C’est un peu dommage, mais cela n’altère en rien la qualité du roman.

« En Cas de forte Chaleur » de Maggie O’Farrell est disponible aux éditions 10/18.
356 pages. Juin 2015.

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4 réflexions sur “En Cas de forte Chaleur

    • Ah chouette ! Je suis contente de l’avoir lu, je ne connaissais pas l’auteur et j’ai été très agréablement surprise. Elle a une façon de décrire les relations humaines très réaliste.

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