Nina

NinaAdrien n’a plus goût à la vie. Alors il décide de quitter ce monde où il sent qu’il n’a plus sa place. Mais avant de mourir, il y a quelque chose qu’il a envie de faire : s’adresser à Nina, son amour de jeunesse. Il se met alors à lui écrire une lettre relatant leur histoire et ses sentiments. Même s’il sait que ses mots arrivent certainement trop tard. Le jour où Adrien commet l’irréparable, il est sauvé in extremis, mais tombe dans un coma profond. Sa lettre à Nina est découverte et va parcourir le chemin que personne ne pouvait soupçonner, bouleversant des milliers de personnes, changeant la vie de certaines d’entres elles. Mais cette lettre parviendra-t-elle à sa destinataire ?

Frédéric Lenoir et Simonetta Greggio nous parlent d’un amour de jeunesse, d’un amour qui perdure car il fait ressortir à la fois la nostalgie et le regret. La nostalgie des moments vécus chaque été en Italie et qui ont permis de construire cette relation d’amitié entre Nina et Adrien. Le regret car les deux protagonistes n’ont jamais vécu leur idylle. Leurs chemins se sont séparés et chacun a idéalisé leur histoire. Est ce qu’un tel amour peut perdurer sur plus de vingt ans ? C’est le postulat que les auteurs prennent pour relater les destins de leurs deux héros. Il s’agit donc d’un amour pur, où les souvenirs communs ramènent aux premiers regards, aux premiers émois, aux premiers sentiments. C’est une jolie déclaration d’amour qui nous est livrée ici, pour peu que l’on veuille bien y croire.

Car il faut avoir une âme de vrai(e) romantique pour se laisser porter par ce roman. Ne pas avoir peur de certains clichés et lieux communs, et d’une fin un peu facile. Mais c’est un joli roman, plutôt agréable à lire, et on peut lui pardonner ses ficelles. Car il sait être émouvant, et on s’attache à Nina et Adrien lorsqu’ils sont enfants et adolescents. On a plus de mal à les suivre lorsqu’ils sont adultes. Peut-être parce que Nina nous semble un peu irréelle… D’ailleurs dès qu’elle arrive, les auteurs ne semblent plus porter aucune attention à Emily (qui a découvert la lettre d’Adrien) et Rose (la gouvernante d’Adrien) qui disparaissent quasi complètement du tableau. Comme si elles avaient apporté leur pierre à l’histoire et que désormais elles n’avaient plus leur utilité. Il faut se laisser bercer par cette histoire pour pouvoir l’apprécier et ne pas se laisser perturber par ses incohérences ou ses propos parfois un peu trop appuyés. Mais quand on ne cherche pas plus loin, cela fonctionne assez bien.

« Nina » de Frédéric Lenoir et Simonetta Greggio est disponible aux éditions Le Livre de Poche.
264 pages. Juin 2014.

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2 réflexions sur “Nina

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