Toute la Lumière que nous ne pouvons voir

Toute la lumièrePendant la Seconde Guerre Mondiale, Marie-Laure, jeune fille aveugle, doit fuir Paris avec son père, pour se réfugier chez un grand-oncle à St Malo. Dans le peu de bagages qu’ils emportent avec eux, Daniel, le père, cache un mystérieux diamant, confié par le Musée pour lequel il travaille. Vrai ou faux ? Lui-même l’ignore.
Werner, est un jeune orphelin Allemand, particulièrement doué pour les transmissions électromagnétiques. Son talent est bientôt exploité par la Wehrmacht et le garçon doit quitter sa sœur et l’orphelinat dans lequel il a grandi, pour mener sa mission, et traquer toutes les radios ennemies, émanant de la Résistance notamment.

Prix Pulitzer 2015, « Toute la Lumière que nous ne pouvons voir » entremêle les destins de deux enfants, qui grandissent pendant la guerre et font face aux épreuves qui y sont liées. A travers des chapitres très courts, et des allers-retours entre les années, se crée un sentiment d’urgence et une tension qui monte crescendo à mesure que l’étau se resserre. Mais aussi une certaine distance, qui m’a empêchée de véritablement entrer dans l’histoire et de m’attacher aux personnages. En effet, on passe de l’un à l’autre toutes les 2-3 pages, ou bien on découvre des personnages annexes, qui prennent du temps à se dévoiler.

Pourtant, ce roman a tous les ingrédients pour plaire, où la petite histoire qui se mêle à la grande, tout en en donnant une lecture plus intime et intimiste. Et la plume d’Anthony Doerr est tout à fait agréable. Il ne cherche pas à distribuer les bons et les mauvais rôles. Il raconte son intrigue sans manichéisme, ses personnages agissant pour leur camp, espérant qu’il s’agisse du bon. Son enquête autour du diamant apporte un autre souffle au récit, sans que cela ne soit trop grandiloquent et ne vire au thriller. Doerr sait par ailleurs recréer une atmosphère, et malgré les ténèbres qui entourent Marie-Laure et Werner, il y a une certaine luminosité qui se dégage de ce récit. Mais il m’a manqué ce quelque chose en plus, qui en aurait fait, pour moi, un grand roman.

« Toute la Lumière que nous ne pouvons voir » d’Anthony Doerr est disponible aux éditions Albin Michel.
600 pages. Avril 2015.

« Toute la Lumière que nous ne pouvons voir » a reçu le Prix Pulitzer 2015.

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2 réflexions sur “Toute la Lumière que nous ne pouvons voir

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