Le Jardin des Secrets

lejardindessecretsBrisbane, 1930. Le soir de son 21e anniversaire, Nell apprend par son père qu’elle a été adoptée des années plus tôt. Alors qu’elle n’avait que 4 ans et qu’elle s’était retrouvée seule sur un bateau en provenance de Londres. Une nouvelle qui ne fera que l’éloigner de sa famille adoptive, jusqu’à perdre complètement le contact. Ce n’est qu’en 1975 qu’elle se voit léguer à la mort de son père une petite valise. Celle qu’elle avait en débarquant en Australie. Cette dernière contient, entre autres affaires, un livre de contes d’Eliza Makepeace. Celle qu’elle reconnait comme la femme l’ayant abandonné sur le bateau à Londres…
30 ans plus tard, à la mort de sa grand-mère Nell, Cassandra hérite d’un cottage en Cornouailles. Elle décide de s’y rendre afin de partir à la recherche du passé de Nell, pour comprendre quels secrets cachaient sa grand-mère et découvrir aussi l’histoire de sa propre famille.

Dans « Le Jardin des Secrets », vous l’aurez compris, il s’agit de dévoiler des secrets de famille qui s’étirent sur plus d’un siècle et deux continents. On navigue ainsi entre l’Australie et l’Angleterre. Et entre une mutitude de dates (1900, 1907, 1909, 1913, 1930, 1975 et 2005 pour être le plus exhaustive possible). Alors oui évidemment, jongler entre autant de périodes, cela fait beaucoup, surtout au début, lorsque l’on entre dans le récit et que l’on essaie de faire le lien entre les époques et les personnages. Et puis ensuite, il n’y a qu’à se laisser porter. Parce qu’il s’agit d’une lecture plaisante, qui sait divertir et dévoiler ses mystères. Pour autant, je ne sais pas si cela est dû au fait que j’ai lu de nombreuses histoires de ce genre, ou bien que l’auteur dévoile son jeu trop rapidement au lecteur (ou sans trop de subtilités parfois), mais aucun rebondissement ne m’a surprise… Car à force de distiller les indices, on devine le dénouement bien longtemps à l’avance, et les fausses pistes s’effondrent rapidement. C’est un peu dommage car on n’a pas cette tension qui fait tout le sel de ces romans à tiroirs. Néanmoins, je me suis laissée embarquer dans cette histoire.

Parce que l’air de rien, Kate Morton a plutôt bien tricoté son récit. Parce que l’on navigue entre l’Australie, les bas fonds de Londres, et un chateau dans les Cornouailles où se niche un jardin secret et un labyrinthe. Parce qu’il y a des personnages que l’on adore détester (la belle-mère d’Eliza, un coeur froid et opportuniste sans bornes, ou encore sa fille Rose, plus égoïste que l’on voudrait bien l’imaginer) et ceux plus impétueux comme Eliza que l’on prend beaucoup de plaisir à suivre. Alors oui bien sûr, ils n’échappent pas aux stéréotypes. Bien sûr, on retrouve bon nombre de lieux communs. Et plusieurs destins semblent cousus de fil blanc (comme celui de Cassandra que vous aurez deviné dès la page 292… et il en reste encore plus de 400 ;). Mais voilà, le tout fonctionne bien, on s’attache à cette histoire qui fait la part belle au conte de fées (d’ailleurs quelques uns se sont glissés entre les chapitres) et au pouvoir de l’imagination. Il suffit juste de se laisser guider pour apprécier son côté romanesque, qui réussit à conserver tout son intérêt jusqu’à son dénouement.

« Le Jardin des Secrets » de Kate Morton est disponible aux éditions Pocket.
700 pages. Octobre 2010.

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6 réflexions sur “Le Jardin des Secrets

    • Oui c’est un agréable moment de lecture, mais il m’a manqué quand même ce suspense pour être vraiment happée par l’histoire. De la même auteur, tu devrais aimer « La Scène des Souvenirs » alors (j’en parlerai en août ;)

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