Bernadette a disparu

bernadetteCE QU’EN DIT L’ÉDITEUR
Où est passée Bernadette ? C’est ce que Bree, sa fille de quinze ans, aimerait bien savoir. Mais à chercher la vérité à tout prix, l’adolescente découvre bon nombre de secrets sur sa mère… De quoi recomposer, au fil des lettres et flash-backs, le portrait d’une architecte géniale, anti-housewife trop fantasque et névrosée pour la petite ville où elle a atterri. Une Bernadette, qui derrière la façade, s’acharne décidément à rester insaisissable…

Quel bonheur de lecture ce « Bernadette a disparu » ! Complètement décalé, avec des personnages déjantés (Bernadette est ma nouvelle héroïne !), ce roman fait mouche et se dévore en un clin d’œil. Le propos satirique est génialissime et particulièrement bien amené : tout le monde en prend pour son grade. Les situations sont cocasses à souhait, les dialogues sont enlevés, et les personnages particulièrement savoureux : soit on s’attache à eux, soit on adore les détester (outre Bernadette, sa voisine Ashley Griffin est à mourir de rire).

Bref, il y a un petit côté « Spellman et Associés » dans ce roman de Maria Semple qui m’a beaucoup plu. Le schéma narratif utilisé par l’auteur est original et bien construit : on découvre l’histoire de Bernadette par des mails, des articles de journaux, des conversations enregistrées… Sur certains passages, Bee, la fille de Bernadette fait le lien entre les différents éléments et les complète en prenant la plume. L’ensemble ne souffre pas de ces éléments hétéroclites rassemblés, et continue de garder sa cohérence tout au long du roman.

Si la fin est un peu longue à mon goût et un peu tirée par les cheveux, il ne gâche pas le plaisir que l’on prend à lire ce roman. J’avoue avoir ri à certains passages, et l’auteur a même réussi à presque me tirer les larmes sur la fin. Il faut dire qu’aussi fantasque et névrosée Bernadette soit-elle, elle n’en a pas moins un cœur en or, avec une belle sensibilité et une dose d’amour hallucinante. C’est un personnage haut en couleurs, particulièrement bien campé, qui donne toute sa saveur au roman. Il serait grandement dommage de passer à côté de ce petit bijou d’humour, qui dépeint la bonne société de Seattle de façon corrosive, mais tellement réjouissante !

« Bernadette a disparu » de Maria Semple est disponible aux éditions 10/18.
431 pages. Avril 2014.

« Bernadette a disparu » fait partie de ma sélection pour le Mois Américain, organisé par Martine.

mois américain

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12 réflexions sur “Bernadette a disparu

  1. Je l’ai lu en anglais et j’ai bien aimé, même si je suis certainement passée à côté de certaines subtilités, du fait de la langue. Beaucoup d’humour et d’ironie dans cette histoire, des invraisemblances mais aussi une dénonciation de certains travers bien réels !

  2. Pingback: Le mois américain 2016 – Billet récapitulatif | Plaisirs à cultiver

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