Le Prisonnier du Ciel

leprisonnierducielBarcelone, 1957. Daniel Sempere est marié avec Beatriz et père d’un petit Julian. Il travaille avec son père dans la librairie familiale « Sempere & Fils », avec l’aide du fidèle Firmin. Un jour, un étranger lui achète une version rare du Comte de Monte Cristo, en laissant une dédicace mystérieuse pour Firmin… Perplexe et inquiet, Daniel interroge alors Firmin, qui lui révèle son passé, et ce qu’il aurait préféré taire à tout jamais.

Après la belle découverte de « L’Ombre du Vent » il y a plus de dix ans, j’avais été très déçue par sa suite « Le Saut de l’Ange » (dont, j’avoue, je n’avais pas compris tous les retournements). J’étais donc curieuse de connaitre le troisième volet, en pensant qu’il s’agissait de l’épilogue. Or, il reste encore au moins un opus pour terminer le cycle du Cimetière des Livres oubliés. Car « Le Prisonnier du Ciel » laisse encore de nombreuses questions en suspend, et finalement fait assez peu avancer l’intrigue.

Car si j’avais trouvé « Le Jeu de l’Angle » trop foisonnant et même tarabiscoté, ici l’histoire est beaucoup trop linéaire, voire même un peu paresseuse. Le personnage principal est davantage Firmin, dont on suit l’emprisonnement à la fin des années 1930 et la fabuleuse évasion. Tout cela a un côté Comte de Monte Cristo, vers lequel Zafon lorgne allègrement, sans s’en cacher. Peu de surprises, et même peu de tension dans ce roman, dont l’intrigue plutôt banale, se lit avec plaisir, mais qui n’affiche pas les mêmes ambitions que ses prédécesseurs.

Reste alors la joie de retrouver Daniel et Firmin, tels de vieux amis. On en apprend davantage sur Firmin, et on ne cesse de s’attacher à ce personnage et d’apprécier ses bons mots et réparties pleines d’allant. Daniel, lui, reste (trop) effacé et plutôt lisse. On retrouve également un rôle de méchant dans toute sa splendeur en la personne de Maurizio Valls, et j’ai hâte d’en savoir plus sur lui, lui qui semble cristalliser toutes les questions soulevées à la fin du roman. En espérant que Carlos Ruiz Zafon retrouve un peu plus d’inspirations pour clore sa saga de la même façon qu’il l’avait commencée : avec passion, originalité et cette pointe de mystère et de rêverie.

« Le Prisonnier du Ciel » de Carlos Ruiz Zafon est disponible aux éditions Pocket.
384 pages. Novembre 2013.

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5 réflexions sur “Le Prisonnier du Ciel

    • J’ai lu les 2 premiers il y a des années et je t’avoue que cela ne pas m’a du tout gêné dans la lecture de celui-ci. Bien sûr il y a des choses que j’avais oubliées, mais honnêtement ça n’empêche pas la bonne compréhension de l’intrigue.

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