Un Diamant gros comme le Ritz

Vingt-huit nouvelles jalonnent les 800 pages de ce recueil. Ecrites entre 1920 et 1940, elles montrent l’évolution de Fitzgerald et de son écriture. On passe ainsi des histoires de jeunes gens amoureux, mettant en scène les célèbres flappers (que l’on pourrait traduire par « garçonnes » chez nous, même si cela n’a pas tout à fait la même évocation) aux histoires plus mélancoliques et dramatiques où l’alcoolisme a le premier rôle. Mais dans ces nouvelles, il y a toujours ce style inimitable, ce regard de l’auteur qui sait faire du léger avec du grave, ou du grave avec du léger. Et en filigrane, la vie de Fitzgerald elle-même. Car comment ne pas penser à la fin de sa vie quand il évoque l’alcoolisme, ou la difficulté de faire sa place à Hollywood en tant qu’auteur. Ou encore à Zelda, sa femme, quand il raconte l’insouciance des années 1920, les fêtes clinquantes et les péripéties de ses personnages.

Fitzgerald maitrise l’art de la nouvelle comme personne. Il sait embarquer le lecteur dans ses histoires et rendre ses personnages vivants à chaque fois. Difficile de ne pas tomber sous le charme de ses écrits, et pour quiconque (comme moi) se passionnant pour la vie de l’auteur, c’est toujours une double lecture, pleine d’indices et de sous-entendus. Si parmi toutes ses nouvelles, il y en a parfois qui se ressemblent, elles procurent toujours le même plaisir à lire et même à relire. Car entre les différents recueils de nouvelles de Fitzgerald qui existent, il y a bien évidemment des doublons. « Un Diamant gros comme le Ritz » a l’avantage de faire vivre plusieurs périodes de la vie de l’auteur en un seul recueil, et de montrer ainsi les différentes phases par lesquelles il est passé au cours de sa vie. C’est d’une vraie richesse, et cela permet de montrer l’étendue du talent de l’auteur. A (re)découvrir, forcément :)

« Un Diamant gros comme le Ritz » de Francis Scott Fitzgerald est disponible aux éditions Pavillons Poche.
828 pages. Edition de septembre 2015.

« Un Diamant gros comme le Ritz » fait partie de ma sélection pour le Mois Américain, organisé par Martine.

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