Le Joyau de l’Annam

Orphelin, Peter Waring hérite le jour de ses 25 ans d’un mystérieux collier : le joyau de l’Annam. Un bijou qui a causé la mort de son père et de son oncle, qui fut le premier à l’avoir dérobé. Mais ce que Peter va découvrir avec les affaires léguées par son père, c’est que d’autres sont à la poursuite de ce joyau. Et qu’il va devoir se méfier de tous, y compris de ceux qu’il croyait dignes de confiance.

Publié en 1923, « Le Joyau de l’Annam » est l’un des premiers romans de Patricia Wentworth, spécialiste des histoires policières se déroulant en Angleterre au début du XXe siècle. Mais on sent bien que l’ensemble ne fait pas partie des pièces majeures de l’œuvre de l’auteur. C’est gentiment troussé, un peu facile, et rempli de clichés et de personnages manichéens. A commencer par les personnages féminins qui ont le don de nous faire lever les yeux au ciel. Entre une Lady Morland prisonnière de sa situation financière et qui se prête à tous les coups bas, et une Rose Ellen quelque peu mièvre qui pousse des petits cris stridents de peur ou de surprise toutes les deux pages, il y a de quoi sourire. Et les personnages masculins ne sont pas en reste. Ils sont soit très méchants et sans valeurs, soit trop naïfs et manipulables. L’histoire est assez simple et ne comporte pas la moindre tension.

Mais pourtant, elle a un certain charme, un peu désuet, très anglais. Ce polar, qui n’en est pas vraiment un, se déguste comme un bonbon anglais, que l’on oublie aussi vite lu. L’ensemble est assez cousu de fil blanc, mais de cette façon, on se sent en terrain conquis. Pas de mauvaises surprises dans le déroulé, on se balade ainsi tranquillement entre Londres et la campagne anglaise, sur les traces d’un mystérieux joyau que tout le monde s’arrache… quitte à ne plus savoir si c’est le vrai ou une copie que les différents protagonistes ont entre leurs mains. Au final, le récit est assez distrayant, car l’auteur a le don pour refaire vivre une époque et une ambiance particulières, qu’elle sait éviter les longueurs (même si la première partie, basée sur l’enfance de Peter Waring aurait pu être évitée) et qu’elle sait insuffler un certain charme à l’ensemble.

« Le Joyau de l’Annam » de Patricia Wentworth est disponible aux éditions 10/18.
312 pages. Juillet 2017.

2 réflexions sur “Le Joyau de l’Annam

  1. J’ai lu un roman (je crois) d’elle et je n’avais pas été marquée, je comprends juste l’intérêt par rapport à l’époque que l’on aime tant mais ton billet suffit à me dire que je peux passer mon chemin ;-)

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