Le Festival America 2018

Du 21 au 23 septembre, ce tenait à Vincennes la 9e édition du Festival America. Ce festival se déroule tous les deux ans et met en avant des auteurs américains, au cours d’un long weekend de rencontres, de débats, de conférences. Un événement que j’ai eu le plaisir de découvrir en 2014, et que je ne pouvais pas manquer. En effet, outre la qualité de ce festival et des auteurs présents, il est également l’occasion de retrouver des bloggeuses et amies lectrices, et de passer une belle journée autour de la littérature. Cette année, le Festival America a été le point de départ d’un weekend placé sous le signe du Prix des Lectrices ELLE 2019. Petit compte-rendu.

C’est à 14h que je suis arrivée au Festival le samedi, pour participer aux conférences de l’après-midi. Et c’est devant le stand America, qui dévoilait en avant-première son nouveau mook, que j’ai retrouvé Muriel et Laura, deux de mes co-jurées du Prix ELLE 2019. Une rencontre qui s’est faite dans la bonne humeur et sous la houlette de ce cher François Busnel, présent pour dédicacer le nouveau numéro d’America. Après quelques mots et quelques photos, nous avons rejoint notre première conférence de l’après-midi (les filles étaient arrivées, elles, le matin). Cela a été autour de la famille avec notamment Baird Harper et Brit Bennett, la conférence de Yaa Gyasi, Colson Whithead et Dany La Ferrière sur le douloureux thème de l’esclavage étant complète. Si le sujet était ô combien différent, il n’en étais pas moins intéressant. J’avais déjà lu « Le Cœur battant de nos Mères » grâce à Valérie et l’intervention de son auteur m’a permis de voir différemment ce roman. Je trouve toujours passionnant d’écouter les écrivains raconter les dessous de leurs romans et d’avoir cette possibilité d’en fournir d’autres clés de lectures. Le discours de Baird Harper m’a donné envie de découvrir son premier roman « Jamais sans toi ». Je l’ai d’ailleurs acheté et fait dédicacer ensuite à la librairie du Festival. Je vous en parlerai en novembre.

Après cette conférence, nous sommes allées faire dédicacer nos exemplaires de « No Home » (vrai coup de cœur) par Yaa Gyasi. Nous n’avons pas pu l’écouter en parler en conférence (#Soupir) aussi cela a été une petite consolation. Après les au revoir à Muriel, nous nous sommes faufilées avec Laura au centre Pompidou pour écouter Mme Margaret Atwood, en live depuis Toronto. Quel plaisir d’écouter cette charmante et intelligente auteur, au rire adorable et communicatif. Il y était question de sa carrière, des adaptations à l’écran de ses romans (« Captive » et « La Servante Ecarlate »), de son travail d’écrivain, de son optimisme d’écrivain (l’un n’allant pas sans l’autre). Ce qui lui a valu cette petite phrase : « Quand vous êtes écrivain, vous ne pouvez qu’être optimiste : déjà il faut finir votre livre, ensuite qu’il soit accepté par un éditeur, ensuite qu’il soit publié, ensuite qu’il soit acheté, ensuite qu’il soit lui. Et si vous avez de la chance, qu’il soit compris ». Pour cocher toutes les étapes, il faut une sacrée dose d’optimisme ;)

John Irving, Kevin Hardcastle et Nathan Hill, entourés de leurs traducteurs.

La dernière conférence de la journée avait lieu au même endroit et réunissait John Irving, qui célébrait les 40 ans de « Le Monde selon Garp », et deux jeunes auteurs : Nathan Hill et Kevin Hardcastle (là aussi, ils nous ont donné envie de découvrir leurs romans, le premier pour chacun). La thématique était autour du métier d’écrivain. Après les questions telles que « comment est la vie d’écrivain ?, « quel a été votre mentor ? », « écrire, sert-il à séduire ? »…, le discours ensuite s’est davantage orienté sur la politique (sur une réponse de John Irving, fervent démocrate et anti-Trump). Une tournure inattendue mais passionnante, et la salle s’est n’a pas hésité à acclamer les trois auteurs pour leurs réponses et leurs idées. Au bout de plus d’une heure, il fallait malheureusement quitter la salle et le Festival. Une après-midi qui est passée bien vite, mais nous avons pu partager d’autres moments de lectrices dès le lendemain, car nous avons retrouvé Hayatte et Camille, deux nouvelles co-jurées, pour un brunch dans le 7e arrondissement. Après des heures de papotage, nous avons fait un crochet par la librairie « Shakespeare & Co » où j’ai trouvé un exemplaire de « The Great Gatsby » avec la couverture originale de 1925 (#FitzForever). Je n’ai bien sûr, pas pu résister :) D’autres rencontres Prix ELLE sont déjà programmées, et bien sûr rendez-vous est déjà pris pour le Festival America 2020 :)

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3 réflexions sur “Le Festival America 2018

  1. cool ! j’ai aussi adoré mon séjour au Festival – j’ignore si tu as lu mon billet. Du coup, j’ai vu le dimanche Yaa Gyasi en conférence et elle était géniale et m’a donné envie de lire son livre car tous les avis que j’avais lus depuis étaient mitigés (trop de personnages, trop rapide..) mais en conférence, elle explique ce choix…

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