Arcadie

CE QU’EN DIT L’ÉDITEUR
Farah et ses parents ont trouvé refuge en zone blanche, dans une communauté libertaire qui rassemble des gens fragiles, inadaptés au monde extérieur tel que le façonnent les nouvelles technologies, la mondialisation et les réseaux sociaux. Tendrement aimée mais livrée à elle-même, Farah grandit au milieu des arbres, des fleurs et des bêtes. Mais cet Eden est établi à la frontière franco-italienne, dans une zone sillonnée par les migrants : les portes du paradis vont-elles s’ouvrir pour les accueillir ?

« Arcadie » est un ovni dans le paysage littéraire. On aime ou on déteste. Pas de demi-mesure pour ce roman, où l’auteur prend tous les risques avec son histoire, ses personnages hors normes, son style, son penchant pour l’excessif. Pour ma part, j’ai détesté. Chaque page a été un calvaire. C’est souvent cru sans véritable besoin et le comportement de certains personnages peut être carrément malsain. C’est d’une violence verbale parfois inouïe, et on a l’impression que l’auteur se délecte à choquer son lecteur. A chaque page. Presque à chaque ligne. Cela en devient épuisant. Et cela n’apporte rien au récit.

Pourtant le propos a de la profondeur et on pressent que l’auteur dessine les contours d’une vraie réflexion. C’est un point de vue, que l’on peut choisir de suivre ou non. Mais la forme cannibalise tout à fait le fond pour celui qui n’y adhère pas. Ce qui a été mon cas, et si ce n’avait été pour le Prix ELLE, j’aurais abandonné cette lecture dès le début. Se forcer pour terminer un roman est bien dommage quand on aime lire. Je me souviens qu’il y a cinq ans, « Si tout n’a pas péri avec mon innocence » d’Emmanuelle Bayamck-Tam avait fait également partie d’une pré-sélection, et qu’il avait eu du mal à trouver son public. Cette année, l’auteur était de nouveau choisie pour que son roman soit lu par un jury, et c’est tombé sur le mien (soupir). Ce roman n’était vraiment pas fait pour moi. Et je pense qu’il en est de même pour l’œuvre complète d’Emmanuelle Bayamack-Tam.

« Arcadie » d’Emmanuelle Bayamack-Tam est disponible aux éditions P.O.L.
448 pages. Août 2018.

« Arcadie » faisait partie de ma pré-sélection du mois de Février du Grand Prix des Lectrices ELLE 2019. C’est le roman « Maîtres et Esclaves » de Paul Greveillac, qui avait récolté la meilleure note pour être le roman finaliste du mois.

 

Publicités

4 réflexions sur “Arcadie

  1. Je suis de ton avis, je n’ai pas du tout adhéré à cette histoire, l’auteure va trop loin, elle veut je pense choquer….. Autant j’avais adoré Les garçons de l’été paru sous son autre nom de plume Rebecca Lighieri autant celui-ci pas déplu. :-)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s