La Carrière du Mal

CE QU’EN DIT L’ÉDITEUR
Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.
Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités.
Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…

Dès les premières lignes, on ressent toute la tension et toute l’angoisse de ce 3e opus des enquêtes de Cormoran Strike. Et cette atmosphère va avoir du mal à disparaitre tout au long du roman. En effet, on se doute que c’est notre chère Robin Ellacott qui est directement menacée ici (mais on sait bien que c’est Strike lui-même qui est concerné). Il n’empêche que l’on tremble pour nos héros, en se disant qu’il est impossible que Robert Galbraith cède aux sirènes du déjà-vu dans cette nouvelle enquête. Et sur ce point, il ne nous déçoit pas (ou elle ne nous déçoit pas, car c’est J.K. Rowling qui se cache sous le pseudonyme de Galbraith). En effet, Rowling évite tous les écueils du genre pour brouiller les pistes et nous mener dans un univers toujours plus horrible et plus sordide.

L’auteur n’hésite pas à nous entrainer dans les repères les plus glauques de Londres et dans des descriptions qui laissent le cœur au bord des lèvres (quand vous lisez le roman dans le métro, je vous assure qu’il y a des passages où vous ne vous sentez pas bien du tout). Mais encore une fois, Rowling nous manipule avec brio, il est difficile de découvrir le fin mot de l’histoire avant le dénouement. Décidemment, à ce petit jeu, elle excelle ! Pourtant, une fois encore, lorsqu’on arrive à la conclusion, on se dit que l’ensemble est maitrisé de bout en bout, et que l’on s’est laissé berner sans aucun scrupule. Il est vraiment agréable de suivre cette enquête tout en étant surpris à chaque page et en trouvant la fin complètement normale ;)

Ce que j’ai également apprécié, c’est le fait que J.K.Rowling approfondisse le personnage de Robin. Et je dois avouer que plus les romans passent, plus je trouve qu’elle gagne en force et en profondeur. Car avouons-le, Robin, on l’aime dès le premier roman, mais on sent bien qu’elle en garde sous le pied, sous sa couverture d’associée parfaite et débrouillarde, elle a ce petit truc en plus qui présage bien plus d’épaisseur. Et ici, sa personnalité et son histoire sont davantage mises en avant. On se doute également que sa relation avec Strike va aller plus loin et qu’elle dépasse le cadre professionnel. D’ailleurs les dernières lignes du roman sont d’un suspense insoutenable (bien plus que l’enquête, c’est dire), tant on se demande ce qui va découler dans le 4e opus. On  s’accroche à ce roman, on le lit avec passion, et on attend la suite avec impatience. Vite, vite :)

« La Carrière du Mal » de Robert Galbraith est disponible aux éditions Le Livre de Poche.
736 pages. Mars 2017.

« La Carrière du Mal » fait partie de ma sélection pour le Mois Anglais, organisé par Martine et Lou.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s