Le Coeur Cousu

CE QU’EN DIT L’ÉDITEUR

Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse… Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels. 

« Le Coeur cousu » de Carole Martinez est une ode au conte et à la poésie. A travers les yeux de la jeune Soledad, elle raconte le destin de sa mère : Frasquita Carcasco. La jeune fille a des dons de couturière exceptionnels, qui vont l’amener à sublimer n’importe quelle étoffe. Elle va être aussi en mesure de recoudre le coq de combat de son époux plusieurs fois, ou encore le visage d’un anarchiste catalan. Ce talent, inné, va lui valoir une réputation de sorcière. D’autant plus que ses enfants ont eux aussi des caractéristiques qui interrogent leur petit village espagnol : son ainée Anita est née sans voix, Angela aurait un corps couvert de plumes, que seul ses robes dissimulent, Pedro a une chevelure de feu ou encore la petite Clara luit dans l’obscurité et ne garde les yeux ouverts que lorsque le soleil fait son apparition.

Carole Martinez envoûte dans ce roman, où l’on ne fait même plus attention où commence la rêverie ou le fantastique, et où il se termine. Et peu importe, car il nous fait entrer dans un monde magique, fait de courts chapitres, chacun révélant d’une petite histoire. Et l’ensemble cousu ensemble nous entraine sur un chemin d’ailleurs, dans un récit initiatique, où l’on croise tout à tour une bohémienne qui délivre des enfants, dans tous les sens du terme, un ogre, une bande de révolutionnaires, des fantômes… L’ensemble possède un lyrisme fou et on s’attache à cette famille pas comme les autres, guidée par une Frasquita lumineuse et mystérieuse à la fois. Ce roman empreint de couleurs, de beauté, de cruauté parfois, est un hymne à la vie et aux femmes. A découvrir.

« Le Coeur cousu » de Carole Martinez est disponible aux éditions Folio.

448 pages. Mars 2009.

Publicités

6 réflexions sur “Le Coeur Cousu

Répondre à Mumu dans le bocage Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s