Gatsby le Magnifique

gatsbyÉtats-Unis, années 1920. Jay Gatsby organise les fêtes les plus audacieuses et extravagantes de Long Island. Si des milliers de personnes s’y pressent, peu connaissent l’hôte. Tous s’interrogent sur cet homme richissime et les plus folles rumeurs courent sur lui. Son nouveau voisin, Nick Carraway, va être le seul à percer la carapace de Gatsby. C’est lui qui va raconter son histoire, qu’un simple été suffira à bouleverser.

J’ai découvert « Gatsby le Magnifique » il y a 17 ans déjà, alors que je l’étudiais pour mon baccalauréat d’anglais renforcé. C’est grâce à ce roman que je me suis mise à dévorer tous les écrits de Fitzgerald (chouchou absolu). C’est parce que je suis littéralement tombée sous le charme de ce livre, de sa fragilité, de sa complexité (car derrière l’histoire de Gatsby, se pose en filigrane celle de son auteur) que je redécouvre chaque version avec plaisir (les films bien sûr, mais aussi un concert-fiction ou encore un ballet). L’histoire de Gatsby, c’est cette envie démesurée de bâtir un empire pour séduire l’amour de sa vie. C’est ce conte cruel d’un homme seul qui s’est rêvé une vie et a tout sacrifié pour l’obtenir, mais qui découvre que malgré sa richesse, il ne fera jamais partie de la caste des puissants, de ceux qui présentent leur naissance comme carte de visite. C’est l’histoire d’une désillusion, d’une fête terminée à peine commencée. C’est un roman plus profond et complexe que ce que l’on pourrait penser au premier abord (et tous les écrits de Fitzgerald sont ainsi). C’est le grand roman de Fitzgerald, celui qui passionne toujours près de cent ans après sa publication.

Ce roman, je l’aime tellement que je m’étais promis de ne jamais le relire. Pour ne pas être déçue. Mais cet été 2019 s’y prêtait particulièrement (je vous dis pourquoi dans quelques jours), d’autant plus que j’en ai découvert une traduction que je n’avais pas lue (forcément en 17 ans ;). Malgré quelques coquilles de texte et un « old sport » (expression célèbre de Gatsby) qui est passée du « cher vieux » à « partenaire », j’ai retrouvé ce style si propre à Fitzgerald. Une nouvelle fois, j’aime tout dans ce roman : les changements d’ambiance, la folie des années 20, la critique de la société, la profondeur de Gatsby, même le style volontairement pompeux de Fitzgerald, qui donne à l’ensemble son élégance. Chaque phrase est travaillée, et se lit donc avec délice. L’ensemble montre la finesse d’analyse de l’auteur et sa lucidité dans l’écriture. A la fois tendre et amer, Fitzgerald s’amuse avec ses personnages, qu’il malmène ou qu’il sait rendre attachant (et oui je déteste toujours autant Daisy et ses minauderies ;). Dans un univers à la fois mélancolique et incroyablement esthétique, Gatsby prend vie pour l’éternité. Parfois ridicule dans ses manières, souvent touchant et romantique, il n’est pas à douter que ce personnage complexe existe pleinement grâce à l’acuité de son auteur. Ce roman est une pure merveille, tout simplement.

« Gatsby le Magnifique » de Francis Scott Fitzgerald est disponible aux éditions Pocket.

222 pages. Édition de janvier 2019 (teste de 1925).

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2 réflexions sur “Gatsby le Magnifique

  1. Je devrais le lire, j’avoue en avoir étudié des extraits en cours d’anglais mais j’avais un prof qui me terrorisait moi qui n’étais pas doué… Je devrais tourner la page et me plonger dans ce récit =)

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